mercredi 2 janvier 2008

Bananée !!!

Hé oui ! voilà que cette année 2008 s'ouvre sur un jeu de mot bien puant ^0^ Alors bananée et bonne santé à tous ! ( et maintenant que les fêtes sont passées, ce blog va pouvoir redevenir bien glauque tandis que son auteur va aborder un ch'ti régime, qu'il sera - déjà - temps de mettre à mal pour l'Epiphanie ). Puisqu'il paraît qu'on prend des bonnes résolutions pour la nouvelle année ( comme si on allait les tenir ! ;-p voici les miennes :

1. Ranger mon appart ( à peine repompirée sur Fuv'man celle-là ! mais à la différence de lui, moi j'y arriverai !!! j'y... arriverai... peut-être ) ;

2. Acheter une table ( no comment ) ;

3. Finir un des innombrables livres que j'ai en cours ^_^, ( les lister, voilà qui me fournira une note facile ! )

4. Parvenir à tenir une discussion sans parler de maths, de linguistique, de philosophie présocratique ou de livres licencieux ( mais c'est de la littératuuuuuuuuureeee !!! ). Me reste plus qu'à trouver de quoi je vais bien pouvoir parler alors... ( l'année s'est mal engagée, à peine dans 2008, j'avais déjà parlé de tout sauf de linguistique... o^_^o )

Ca fait déjà beaucoup de choses, alors arrêtons-là sinon ça sera proprement intenable ! ;-)

dimanche 30 décembre 2007

Back on the yellow brick r... non, oubliez !

Je n'ai apparemment pas été le premier à appeler de mes voeux un rétablissement d'isnel dans le vocable français. Voici ce que l'on peut lire au chapitre VI de La Deffence et illustration de la langue Francoise de du Bellay. C'est en toute modestie que je me place donc à ses côtés ;-)

Quant au reste, use de mots purement français, non toutefois trop communs, non point aussi trop inusités, si tu ne voulais quelquefois usurper, et quasi comme enchâsser ainsi qu'une pierre précieuse et rare, quelques mots antiques en ton poème, à l'exemple de Virgile, qui a usé de ce mot olli pour illi, aulai pour aulae, et autres. Pour ce faire, te faudrait voir tous ces vieux romans et poètes français, où tu trouveras un ajourner pour faire jour, que les praticiens se sont fait propre ; anuyter pour faire nuit ; assener pour frapper où on visait, et proprement d'un coup de main ; isnel pour léger, et mille autres bons mots, que nous avons perdus par notre négligence. Ne doute point que le modéré usage de tels vocables ne donne grande majesté tant au vers, comme à la prose : ainsi que font les reliques des saints aux croix, et autres sacrés joyaux dédiés au temple.

Puisqu'ajourner et assener nous sont restés, pourquoi pas isnel ?!! Hein hein ?!!

vendredi 28 décembre 2007

Platon n'incite pas forcément au platonique


La Toilette de Cythère, par Félicien Rops

Ce soir nous revenons à Hugo, pour apprécier un de ses petits poèmes légers tiré des Chansons des rues et des bois. Il va nous montrer que d'austères lectures n'induisent pas forcément à l'austérité ;-)

A ce propos, l'expression «amour platonique» nous vient du Banquet de... non, pas Xénophon, mais Platon ! Le thème global du dialogue y est l'amour, dont la vision socratique, hum ! pardon : platonique de l'amour est dite par Socrate... et illustrée par Alcibiade qui nous raconte comment après avoir croyait-il chauffé à blanc Socrate en fut Gros-Jean comme devant. Je vous livre en amuse-gueule sa conclusion de cette histoire :

Après ces propos, je le crus atteint par le trait que je lui avais lancé. Sans lui laisser le loisir d’ajouter une parole, je me lève, enveloppé de ce manteau que vous me voyez, car c'était en hiver, je m’étends sous la vieille capote de cet homme-là, et, jetant mes bras autour de ce divin et merveilleux personnage, je passai près de lui la nuit tout entière. Sur tout cela, Socrate, je crois que tu ne me démentiras pas. Eh bien ! après de telles avances, il est resté insensible, il n'a eu que du dédain et que du mépris pour ma beauté, et n'a fait que lui insulter ; et pourtant je la croyais de quelque prix, ô mes amis. Oui, soyez juges de l’insolence de Socrate : j'en atteste les dieux et les déesses, je me levai d’auprès de lui tel que je serais sorti du lit de mon père ou de mon frère aîné.

Au sujet de cette anecdote, il me semble que d'après Diogène Laërce c'était Diogène le Cynique qui s'en gaussait ( je n'ai pas mon édition sous la main pour contrôler mon attribution) en disant à raison que si Socrate n'avait pas envie d'Alcibiade il n'avait pas eu grand mérite à résister à ses avances, et que s'il en avait envie, il était bien stupide de leur avoir résisté... Mais trève d'hellénisme, volons vers notre papy Hugo et son poème :

Interruption à une lecture de Platon

Je lisais Platon. – J'ouvris
La porte de ma retraite,
Et j'aperçus Lycoris
C'est-à-dire Turlurette.

Je n'avais pas dit encor
Un seul mot à cette belle.
Sous un vague plafond d'or
Mes rêves battaient de l'aile.

La belle, en jupon gris-clair,
Montait l'escalier sonore ;
Ses frais yeux bleus avaient l'air
De revenir de l'aurore.

Elle chantait un couplet
D'une chanson de la rue
Qui dans sa bouche semblait
Une lumière apparue.

Son front éclipsa Platon.
O front céleste et frivole !
Un ruban sous son menton
Rattachait son auréole.

Elle avait l'accent qui plaît,
Un foulard pour cachemire,
Dans sa main son pot au lait,
Des flammes dans son sourire.

Et je lui dis (le Phédon
Donne tant de hardiesse !) :
- Mademoiselle, pardon,
Ne seriez-vous pas déesse ?

14 août 1859

Appréciez en sus du caractère gentiment ironique vis-à-vis des classiques grecs du dernier vers le frais mélange entre la haute culture antique à laquelle renvoient Platon, le Phédon et Lycoris, et la fraîcheur du monde quotidien incarnée par une turlurette chantant un couplet d'une chanson à la mode.
Le Phédon est un très beau dialogue de Platon qui relate les derniers instants de Socrate et discours de l'âme et du corps. L'Apologie de Socrate et le Criton le rejoignent quant aux évènements auxquels ils se relient. Eux aussi sont très beaux et valent d'être lus. Ce sont peut-être les dialogues de Platon parmi les plus immédiatement accessibles et les plus intéressants avec, justement, Le Banquet.
Pour identifier Lycoris, je vous renvoie à deux pages qui furent mes sources et qui détaillent bien les choses : ici et là. Cette coquine de Lycoris n'ayant pas eu pour amant la lie de Rome, Hugo ne se méprise pas exagérément en tentant de draguer celle-là ! ( mais quand on est Hugo, on peut ! ;-) Le contraste avec une turlurette, c'est-à-dire une grisette, c'est-à-dire une jeune ouvrière se laissant facilement courtiser, est à la fois joli et pas tout à fait un, puisque notre mime Lycoris était aussi nommée Cytheris, nom qui évoque Cythère, île de Vénus et je vous laisse en imaginer les implications, et justifie le choix de l'image de cette note ;-)
Puisque l'on parle de Vénus, concluons de façon légèrement grivoise, en notant que le mot poétique ( si si !) de «cyprine» employé pour désigner la lubrification vaginale suscitée par d'amoureux transports ( ou quelqu'activité solitaire ;-p provient du nom Cypris donné à Vénus, celle-ci possédant un temple à Chypre, île près de laquelle elle serait née. ^_^

jeudi 27 décembre 2007

De arte amavi


L'origine de cette note se trouve dans un des cadeaux intellectuellement avouables reçus par votre serviteur pour son Noël, asçavoir une édition bilingue latin-italien de l'Ars amavi de ce cher Ovide ^_^ Le censeur ne l'avait peut-être pas prévu ( ou avait bien voulu ne pas le prévoir ;-) : certains passages à l'apparence innocente avaient fait l'objet d'une étude éclairée dans mon cours de latin quand j'étais en 3e. Ce ne fut d'ailleurs pas le cas de L'Âne d'or d'Apulée, aussi étudié en 3e, dont je découvris bien plus tard à ma grande surprise et à ma plus grande encore joie la version complète ! ^0^ Je vous rassure tout de suite, braves militants de Familles de France, rien de bien cochon ( quoique, pour vous...) dans L'Art d'aimer, ce n'est pas le Satyricon, mais... un peu de coquinerie ^_^ Mon latin étant si tristement rouillé ( et les agapes de fin d'année laissant peu de temps à l'étude salvatrice de ses restes), je vous proposerai une traduction de l'italien traduisant le latin T_T Le premier extrait sera un de ceux étudiés lors de ma 3e, en hommage... Il s'agit du LIvre I, vers 149 à 162 :

Utque fit, in gremium puluis si forte puellae
Deciderit, digitis excutiendus erit:
Etsi nullus erit puluis, tamen excute nullum:
Quaelibet officio causa sit apta tuo.
Pallia si terra nimium demissa iacebunt,
Collige, et inmunda sedulus effer humo;
Protinus, officii pretium, patiente puella
Contingent oculis crura uidenda tuis.
Respice praeterea, post uos quicumque sedebit,
Ne premat opposito mollia terga genu.
Parua leues capiunt animos: fuit utile multis
Puluinum facili composuisse manu.
Profuit et tenui uentos mouisse tabella,
Et caua sub tenerum scamna dedisse pedem.

Traduction : et si par hasard, comme cela arrive, se pose un grain de poussière sur la poitrine de la belle, cueille vite de tes doigts ce grain-là ; et s'il n'y a nul grain de poussière, ôte toujours ce rien-là [ finalement, je vais traduire un peu du latin à la volée ;-) ]. Montre-lui toujours comme tu es attentionné. Si le pan de sa robe traîne à terre, empresse-toi de te pencher pour le soulever, qu'il ne se salisse. Tu pourras alors en compensation jeter un oeil sur ses jambes sans qu'elle proteste. Veuille à ce qu'aucun spectateur assis derrière elle ne presse de ses genoux sur ses épaules [ enlace-la, mon coquinou !]. Un rien suffit pour conquérir ces esprits légers : ainsi il a profité à beaucoup de disposer d'une main agile un coussin sous elle [ pour son confort et lui toucher les... ], de lui prodiguer un peu de fraîcheur en l'éventant, ou de placer un tabouret sous ses pieds délicats [ car les gradins étaient hauts, et ça permet plein de petites privautés XD].

Haaa Ovide ! Quel maître de l'érotisme ! Il faut lire son histoire de Pygmalion dans Les Métamorphoses. Mon grand regret fut de ne pas passer sur ce texte sublime à l'oral de latin du Bac T_T
Comme deuxième passage, je vous propose les vers finaux ( ou peu s'en faut) du LIvre II ( vers 741 à 744) et pour être égalitaire comme l'auteur originel entre les deux sexes, les vers 809 à 812 du Livre III, délivrant aux femmes un enseignement de l'art d'aimer pour elles. Ces histoires de trophées me font imaginer de façon terrible quelque Apollon ou quelque Vénus sur un monticule de corps de femmes ou d'hommes énamouré(e)s, gémissant d'adoration pour leur vainqueur ;-p

Arma dedi uobis: dederat Vulcanus Achilli;
Vincite muneribus, uicit ut ille, datis.
Sed quicumque meo superarit Amazona ferro,
Inscribat spoliis : Naso magister erat.

Traduction : Je vous ai donné des armes ; comme Vulcain en donna à Achille. Vainquez avec les miennes comme lui-même vainquit. Et que tout amant qui aura triomphé d'une Amazone au moyen de mon glaive inscrive sur ses trophées : «Ovide fut mon maître.»

Lusus habet finem: cygnis descendere tempus,
Duxerunt collo qui iuga nostra suo.
Ut quondam iuuenes, ita nunc, mea turba, puellae
Inscribant spoliis : Naso magister erat.

Traduction : J'ai terminé mon badinage ; il est temps de dételler les deux cygnes blancs qui tirèrent mon char [ le char de Vénus était tiré par deux cygnes blancs, chose que vous pouvez constater le Vendredi sur l'horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg -oui c'est de la pub éhontée !]. Et vous, jeunes femmes, mes élèves, faites comme les jeunes gens, et inscrivez sur vos trophées : «Ovide fut mon maître.»

En guise de conclusion de cette note, je vous signale ici l'existence d'un juste combat mené en la lointaine Suède ! ;-p ( et j'aime bien l'illustration de l'article ;-p


lundi 24 décembre 2007

Do you want my Père Noël, do you want my paire ?



Voilà, un clip de bon goût pour souhaiter à tout visiteur égaré sur ce blog un joyeux Noël ! ( oui, si je fais une entorse aux histoires tristes de ce blog, reste son amour du trash ! ^0^ ). Hotte, very hotte XD Entre les fêtes, nous nous reposeront avec des choses plus tristes, promis ( ou pas ;-) En attendant, I love you sa pine, I love your boules ;-p

dimanche 23 décembre 2007

Harsh words were said, and lies were told instead

Avant toute chose, je tiens à justifier l'usage a priori infâme d'un titre anglais à cette note par le fait que ce n'est pas de l'anglais, mais de l'anglais japonais ;-) Japanglais donc tiré du générique d'ouverture de Gankutsuoh, une revisitation en animé récente du Comte de Monte-Cristo, lequel, va honorer la note d'aujourd'hui ( c'est la première fois que ce blog reçoit un comte ! ).
Est-il besoin de résumer l'histoire ?! Sans doute, pour ceux qui n'auraient vu que le téléfilm avec Depardieu... -_- Le Comte de Monte-Cristo s'ouvre sur la naïveté, celle de l'amour d'Edmond Dantès pour Mercédès et de son amitié pour
Fernand, Danglars et Caderousse, et sur comment la convoitise de ces derniers brisent sa vie au moment où elle confine au bonheur. Les actes de ces derniers, inspirés par la jalousie pour Danglars, par l'envie pour Caderousse, et par l'amour non partagé de Mercédès pour Fernand, conduiront le pauvre Dantès à croupir dans les geôles du Château d'If. A ces trois là, ce seront ajouté les pas du substitut du procureur du roi Villefrot sur la vie de Dantès.
Vient ensuite la période de son emprisonnement, où Dantès sombre peu à peu dans la déchéance physique et morale. Puis, la délivrance, sous la forme de la survenue de l'abbée Faria dans sa cellule, alors que celui-ci cherchait à creuser un tunnel pour s'échapper. Ce sera alors pour Dantès un retour vers l'humanité, par les sentiments humains, ravivés par son contact avec l'abbé, et vers l'intelligence humaine, grâce aux bienfaits des enseignements de l'abbé dans les divers domaines d ela connaissance. Ce seront ensuite les projets d'évasion à deux, et la révélation à Dantès du secret du trésor de l'île de Montecristo, puis la mort de l'abbé, et la fameuse scène de l'évasion de Dantès, où celui-ci ayant pris la place du corps de l'abbé dans le sac l'emballant, il sera jeté dans la mer du haut des murailles du château, les piefs lestés d'un boulet de fonte.
Pourra alors commencer la vengeance de Dantès, devenu le comte de Monte-Cristo grâce au trésor de l'île. Caderousse, qui avait déjà sombré dans la pauvreté, finit assassiné, bien que le comte lui eut laissé une chance. Danglars devenu riche banquier, finira ruiné et seul, après que le compte eut manipulé les cours de la Bourse ; en dépit de cela, il sera le seul finalement un peu épargné par le comte. Fernand, devenu un puissant militaire, sera acculé au suicide suite à la révélation de ses forfaitures dans la carrière. Villefort, enfin, finira fou, après que sa femme devenue empoisonneuse se suicide avec son fils ( je vous abandonne quelques détails pour quez vous lisiez le livre si ce n'est déjà fait ;-p
Sa vengeance accomplie le comte disparaîtra comme il est venu, partant vers l'Orient sur son bateau avec Haydée, la jeune esclave qu'il avait rachetée ( et que vous voyez à ses côtés sur l'image illustrant cette note ;-) Pour conclure ce résumé, il y a des «quêtes parallèles» impliquant les enfants des divers couples auxquels appartiennent les objets de la vengeance du comte, bien que je ne vous en ai pas parlé ici. Elles sont inexistantes ou presque ce me semble dans le téléfilm avec «Depardiou», mais apparaissent un peu dans l'adaption en animé Gankutsuoh.

A entendre parler deci-delà du Comte de Monte-Cristo ( par exemple dans un sujet du récent Théma Arte sur Alexandre Dumas), il semblerait que ce soit l'histoire du trésor de l'île de Montecristo qui fascine dans cette histoire. Mais à titre perqsonnel, ce qui me plaît, c'est la vengeance. A ce point de vue, une de mes phrases préférée du bouquin est la suivante :
Maintenant que ce trésor, qui avait été si longtemps l’objet des méditations de l’abbé, pouvait assurer le bonheur à venir de celui que Faria aimait véritablement comme son fils, il avait encore doublé de valeur à ses yeux ; tous les jours il s’appesantissait sur la quotité de ce trésor, expliquant à Dantès tout ce qu’avec treize ou quatorze millions de fortune un homme dans nos temps modernes pouvait faire de bien à ses amis ; et alors le visage de Dantès se rembrunissait, car le serment de vengeance qu’il avait fait se représentait à sa pensée, et il songeait lui, combien dans nos temps modernes aussi un homme avec treize ou quatorze millions de fortune pouvait faire de mal à ses ennemis. XD
Je trouve d'ailleurs que la vengeance du comte est plutôt gâchée par sa magnanimité finale pour Danglars. Le roman étant paru en feuilleton sur un an et demie je subodore, à tort peut-être, l'influence de retours des lecteurs sur l'évolution du roman. On part en effet d'un Dantès jurant de se substituer à Dieu pour se venger, puisque ledit Dieu ne lui a pas rendu justice des crimes des hommes, pour se rapprocher de plus en plus d'un Monte-Cristo «born again» qui aspire de plus en plus à retourner dans le giron de notre mère l'Eglise ou que sais-je encore... Et c'est pourquoi il épargne Danglars. Alors on pourrait bien sûr supposer que c'est une évolution psychologique naturelle du personnage, finalement horrifié par l'ampleur des conséquences de sa vengeance déjà exercée ( vous trouverez d'ailleurs beaucoup d'analyses de cette sorte sur le net), mais l'objection à cela est que les interrogations religieuses du héros arrivent vraiment comme un cheveu sur la soupe et de façon tout à fait controuvée ; lisez, relisez, chaque état pyschologique des personnages est soigneusement amené et éclairé, sauf celui dont je viens de vous parler...
Un autre aspect plaisant de la vengeance du comte, en plus de voir comment celle-ci est patiemment tissée, et son ampleur. Fondamentalement Mercédès elle-même est d'autant moins épargnée que le comte lui en veut ( à tort ou à raison, on peut en discuter) de l'avoir trahi en l'oubliant et en épousant Fernand. Et elle aurait dû être d'autant moins épargnée que la vengeance contre Fernand prévoyait de lui tuer son fils chéri en duel, atteignant ses parents à travers celui-ci. Mais Albert de Morcerf sera finalement sauf, car après que Mercédès lui ait révélé les raisons de la haine du comte la nuit précédant le duel Albert s'humiliera comme une merde en présentant ses excuses au comte lors d'une des meilleurs scènes du roman.
D'autres parmi mes scènes préférées sont celle où Edmond promet de rester au côtés de l'abbée Faria jusqu'à sa mort ou son rétablissement après qu'un mal l'ai laissé à demi paralysé, cette scène lors d'une réception du comte chez les Morcerf où Mercédès qui a reconnu Edmond en lui veut lui fairer accepter quelque nourriture que celui-ci refusera imperturbablement, et la «scène finale» en ce qui concerne Villefort. Ah, et il y a aussi l'histoire de ce rêve de l'abbé d'une Italie unie ( rêve totalement absurde pour l'époque du point de vue historique ;-) , et cette scène où au Château d'If, le comte retrouve le manuscript du grand livre de l'abbé ( vous ai-je dit que 'jaimais les livres et que j'étais un sale jacobin pro-décentralisation ;-) .
A propos d'ailleurs, il est inétressant de noter que ceux que la vengeance atteint le plus durement sont peut-être ceux dont les motifs du forfait sont peut-être les moins immoraux. En effet, avant de devenir chacun de méchants hommes qui auront fait de meschantes choses, Fernand et Villefort perdent Dantès l'un par amour en vers Mercédès, l'autre par piété filiale envers son père ( et carriérisme, mais l'un n'empêche pas l'autre ;-). Alors que c'est l'envie et la convoitise qui guident Caderousse et Danglars...

Il est aussi amusant de noter les points que le téléfilm avec Depardieu a soigneusement omis : la consommation par le comte de substances psychotropes, ses relations avec Haydée, le lesbianisme ( traité avec subtilité dans le livre mdr) de la fille de Danglars, etc... And last but not least, Edmond ne hait pas Mercédès mais finit le téléfilm en se remattant à la colle avec elle !!!
L'animé quant à lui se focalise moins sur le comte que sur le fils Morcerf, pour permettre l'identification du puiblic sans doute ;-) Et s'il n'est pas de lesbienne dans celui-ci, croyez-moi, il n'en est pas moins gay pour autant ! Cet animé est d'ailleurs fort sympathique, et il est bien préféré au vil téléfilm, nonobstant les libertés que lui-même prend avec l'histoire d'origine. Petit plaisir, les annonces de l'épisode suivant sont faites en français ( avec un accent XD ) d'une voix virile et grave par le comte himself ; «souffle mon ami... ».
Les choix graphiques de l'animé sont excessivement intéressants ! Bon, il y a ces scènes d'images de synthèse désormais obligatoires dans les animés à thème «futuriste» et dont il m'est avis qu'elles s'insérent moyennement bien et absolument pas discrètement dans l'ensemble, mais sinon, l'idée trouvée pour cet animé est vraiment bonne. Pour essayer de vous en donner une idée, les cheveux et les habits des personnages sont constitués par des motifs très riches et très travaillés qui ne bougent pas quand le personnage lui se meut ; c'est en quelque sorte l'effet que donnerait un pochoir que l'on déplacerait sur un papier-peint ou un papier-cadeau, si vous voyez ce que je veux dire. Sinon, je suis sûr que youtube saura palier à vontre lamentable manque d'imagination et au triste échec de ma tentative d'explication. Enfin, toujours est-il que l'effet est vraiment très beau.

Maintenant que j'ai dit l'essentiel de ce que je voulais dire et un peu n'importe comment, il est temps de conclure aburptement cette note à l'instar de toutes celles du même genre qui l'ont précédée. Un jour ou l'autre, je me contraindrait à rédiger une de ces conclusion de note bien vides que l'on ne met que pour qu'elles y soient. En attendant, you won't see me comin', till I strike ! XD

jeudi 20 décembre 2007

Une nouvelle crise

Non non, je vous rassure, elle n'est ni ministérielle ni du logement ( quoique cela n'empêche pas qu'il en soit) : je me suis juste laissé honteusement allé à une nouvelle rafale de tests dont il est maintenant temps de vous infliger les résultats !





You are The Hermit





Prudence, Caution, Deliberation.





The Hermit points to all things hidden, such as knowledge and inspiration,hidden enemies. The illumination is from within, and retirement from participation in current events.





The Hermit is a card of introspection, analysis and, well, virginity. You do not desire to socialize; the card indicates, instead, a desire for peace and solitude. You prefer to take the time to think, organize, ruminate, take stock. There may be feelings of frustration and discontent but these feelings eventually lead to enlightenment, illumination, clarity.





The Hermit represents a wise, inspirational person, friend, teacher, therapist. This a person who can shine a light on things that were previously mysterious and confusing.

Bon ben c'est pas tout ça mais maintenant, en tant qu'Hermite, je me ferais bien tenter comme Saint Antoine moi... Surtout que moi, je ne me priverais pas de céder :-p

Which Discworld character are you?






Susan Sto Helit-You are Deaths granddaughter, smart, witty and sarcastic. You are really good at discipline at least when it doesnt consern you. You carry your own time, you can make time stop and when Death takes a holiday, you have got to do the work instead of him. Lucky you!
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Mortel !!! Pardon: MORTEL !!! XD


What Final Fantasy VI Character Are You?




Terra
Take this quiz!
La situation s'est quand même améliorée. La dernière fois, j'étais Kefka ^_^,



Who is your Harry Potter love match? (for girls)




Severus SnapeYou clearly do not scare easily. You want a man who is sharp, intellectual, cultured, and not too mushy. Get underneath his cool, sarcastic exterior and who knows what treasures you might find.
Take this quiz!
Severus, marry me ! Oh ! and minus 50 for Gryffindor !!!



Which Mix of the Hogwarts Houses are You?




You're a Ravenpuff!: You are a very analytical and ingenius person, someone that likes to invent new things. The way you look at life is with wonder, and sometimes you're even a little naive. But people love you for that trait and they feel the need to protect you from the harsh facts of life so that you can retain your innocence. You are very capable person and when there is trouble people turn to you because you're able to stay calm and collected. You like balance in your life and you try not to make many waves. Even still, if there is something that you believe strongly in, you will commit yourself totally to that cause. Your weakness is that sometimes you can be indecisive and perfectionist, especially about little details and you drive people crazy sometimes with these traits. With the innocence of a Hufflepuff and the calm of a Ravenclaw you will be loved in life!
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Harry Potter: Which Hogwarts professor would you be?




Flitwick - Charms
Take this quiz!