jeudi 17 janvier 2008

Une expérience traumatisante

Ah que j'ai eu l'air con !
Car je sais pas mes conjugaisons
C'que j'ai pas su résoudre
C'est l'subjonctif de moudre !
[Sur l'air de Je suis tombé par terre... ]

Ce que ces grains de café illustrent, c'est une expérience aussi traumatisante qu'humiliante qui m'est arrivée à cause d'eux ( enfin, peut-être pas d'eux exactement, mais si ce n'est eux, c'est donc leurs frères ). Ce blog va donc me servir à moi de catharsis, et à vous, chez lecteur, à éviter de vivre la même terrible expérience que votre serviteur.

Un beau jour, j'arrivais tout heureux dans un lieux que je partage avec d'autres, et que nous partageons avec une machine à café, serrant dans mes bras un bocal contenant de cette précieuse poudre caféinée que 'javais moulu moi-même. Car, vil scélérat, j'avais dépouillé mes parents de leur bon café en grain, pour me le moudre et me le boire entre collègue sur notre machine à café.
Une fois que je leur eu expliqué les circonstances auxquelles nous devions cette félicité de boire un caé aux 7 arabicas plutôt que de la merdre, vint le moment de leur expliquer qu'il ne faudra pas jeté le pot une fois vide, car quand il n'y en aurait plus, il y en aurait encore, pour peu que chez moi soient moulus les grains me restant.
Et là, soudain, brutal et inattendu, ce fut le drame. Par un enchaînement sémantique catastrophique, la phrase terrible qui passa la barrière de mes dents me mena tout droit sur le subjonctif présent, première personne, de moudre. «Pour qu'on aie encore de ce café enchanteur, il faut que je le...». Et là, ce fut le trou, que dis-je le trou, le gouffre béant, l'abysse, le néant absolu ( non non, je vous rassure, vous n'êtes pas dans Le Note sans fin ). Impossible de trouver la forme de cette saloperie !!! Impossible !!! Je m'embrouillais, je bafouillais, je voyais la stupeur, le désarroi, même la crainte se manifester sur le visage de mes collègues jusqu'à pendus à mes paroles d'or, prophétesse de félicités caféinées à venir, et j'achevais ma phrase dans un borgborygme lamentable, seule échappatoire que je pu trouver. Oui mes amis, ce fut une bien terrible journée...

A peine rentré chez moi, je me précipitais dans les pages de ma chère Bescherelle, mon unique recours dans ces instants d'angoisse conjugaux ( ah non ? on dit pas ça pour les problèmes de conjugaison ?!). Et là, il m'apparut que le fin mot de l'énigme était que ce café, il eut fallu que je le moulusse. Heu... non ! Que ce café, il faut que je le moule. Oui oui, que je le moule. Etrange non ?
Pas tant que ça finalement, car j'aurais pu prévoir cette forme si j'avais su rentabiliser par anticipation une de me récentes acquisitions, asçavoir le 12e tome du Littré ^0^ Parce qu'évidemment, une fois que j'ai eu su quel était la bonne forme du subjonctif de moudre, je me suis demandé pourquoi à ce compte-là il fallait que je couse plutôt que je ne coule, et pourquoi il aurait fallu que j'absolve plutôt que je n'absoule ;-)

Pour comprendre, il va nous falloir porter un peu de lumière sur une affaire sordide, un crime inouï : le lâche assassinat du latin par le français. Une affaire qui glace le sang des plus endurcis ( pensez par exemple aux perspectives qu'elle ouvre : la langue la plus littéraire d'un siècle donné découle de celle des péquenots des siècles précédents ! horrible non ?). Mais commençons par la recette pratique donnée par Littré :

[...] d'où mouldre, transformé en moudre ; le d, qui tombe devant les voyelles ( moulant, moulu), a l'air de se substituer l'l, et , réellement, il ne fait que la mettre à nu. [ je vous rappelle que sur ce blog l restera féminine ;-) ] .

Concrètement, cela veut dire que si en ajoutant au radical moud- les terminaisons usuelles de la trosième conjugaison vous tombez sur une suite d+voyelle, alors vous remplacerez le d par une l. Donc «que je moud-e» donnera «que je moule».
Mais alors d'où vient ce d ? Il s'agit d'une consonne épenthétique, vous allez comprendre ( si si, je vous assure !). L'ancêtre de moudre est le verbe latin de même sens molgere. Comme j'ai la flemme de rechercher les codes ASCII pour les diacritiques, je vous donne les quantités et accentuation en long et en large : le o porte l'accent, le premier e est originellement long mais est ramené populairement à une quantité courte.
La phonétique historique du français ( lire «comment on a de plus en plus mal prononcé les choses au cours des siècles» ) nous apprend alors que vers le IIIe siècle après Jésus-Christ ce e court disparaît de la prononciation. On se retrouve donc ( je vous épargne les détails ) avec quelque chose du style «mol'ré». Essayez un peu de me prononcer ça ! Dans vos efforts désespérés pour ce faire, n'entendez-vous pas presque comme un d ? Et voilà comment un d dit épenthétique apparaît, qui va faciliter l'articulation du mot et nous donner un «moldré», puis plus tard «moudreuh» ( XIIe siècle pour les petits curieux ). Et bien sûr ce d qui naît de ce contact de deux consonnes n'a pas de raison d'apparaît quand l'évolution phonétique donnera une succession l+voyelle, d'où la règle de Littré. Pour vous donner un autre exemple de consonne épenthétique et achever de vous convaincre, je vous propose le passage de «numeru(m)» à «nombre», via «num'ru», d'où «numbru». ^_^

Voili-voilà ! Qui aurait cru que de simples grains de café pourraient mener si loin ? ^0^

mardi 15 janvier 2008

Est-ce que les humains rêvent de moutons organiques ?

Aaaahhh Blade Runner ! Dans ce film, le futur est moche. Et qui pis est, y'a pas de compensations ( i.e pas de «moultipass» et autres schtroumpfs chanteurs d'opéra ). Un bon film bien sombre, dans le plus pur style des films noirs des années 50, vous savez, ceux où le privé mène une vie de merde, se fait sans arrêt casser la gueule, et voit mourir sous ses yeux la femme fatale qui l'avait séduit ( cf. l'image de cette note ), quand elle ne le trahit pas...

Il n'est pas tant de films américains «grand public » sur lesquels je ne sois pas aisément enclin à la critique ( par par anti-américanisme primaire - le mien est tertiaire, voir quaternaire ;-) si tant est qu'il soit d'ailleurs, l'indifférence - le dédain ?- est un doux vice... -, mais parce que le montage en est grotesque, tapageur et explicite jusqu'à la farce, style «des fois que vous ayez pas bien compris la grosse allusion, ben on va passer une seconde couche en détaillant bien cette fois encore »), alors en hommage au fait que ce soit le cas ici ( c'est à dire que cette fois je ne suis pas aisément enclin à la critique ; suivez ! bordel... ) , et aussi pour la qualité du film, je ne me livrerai pas dans cette note à une vive critique du mercantilisme tournant autour de ce film...
Je ne me livrerai pas non plus à des spéculations quant à savoir si Deckard est un répliquant ou pas, cette fois plus simplement ( si si il m'arrive parfois de faire simple ! conservez cette note précieusement ! elle en est un rare témoignage !) parce que ce n'est pas mon propos ici. Non, ce que je vous propose ici, c'est un joyeux passage vers la fin du film, celui où le Répliquant ( c'est celui qui va parler, pas Harrisson Ford quoi ;-) va mourir ( de «vieillesse» programmée ) et le sais, et le sens.
Je me suis récemment servi de cette séquence comme inspiration en commettant le sacrilège de la mélanger aux mythes arthuriens et au style de Gace Brulé pour engendrer un petit morceau de roleplay bien otakuesque, véritable crachat à la face de ses modèles littéraires sus-cités ( vous avais-je dit que mon absence de tout talent artistique atteint un degré abysmal dans son ignominie ? il faudra que je fasse une note geignarde sur ce sujet tantôt ), mais pour lequel je n'éprouve pas moins la tendresse et la fierté d'un père, allez comprendre... ( je serai plus tard - et cela transparaît dans mes propos ici ^_^, - pour mes vrais enfants un mélange de vrai papa-poule et de pasteur protestant ; les pauvres, ils vont souffrir ! )
Mais place à l'extrait ! ( c'est terrible, j'ai l'impression d'avoir toujours recours à la même expression pour me débarrasser de mes textes introductifs et arriver là où je voulais en venir au final ^_^, )



I've seen things you people wouldn't believe. Attack ships on fire off the Shoulder of Orion. I watched C-beams glitter in the dark near the Tannhauser Gate. All those moments will be lost in time, like *glottal sound* tears in rain. Time to die.

C'est-à-dire :

J'ai vu des choses telles que vous autres ne les croiriez pas. Des vaisseaux d'assault en feu sur l'Epaule d'Orion. J'ai regardé des rayons-C scintiller dans le noir à proximité de la Porte de Tannhauser. Tous ces instants seront effacés par le temps, comme *bruit de glotte* les larmes par la pluie. Il est l'heure de mourir.

Bonne soirée ^_^

lundi 14 janvier 2008

Sarà perché ti amo

Maintenant que je vous ai attiré, innocentes victimes, grâce au titre de cette note, c'est une toute autre chanson de Ricchi e Poveri que je vais vous proposer et, pour vous peiner encore plus, une pas connue du tout ! Mais je l'ai mise parce que je la trouve marrante, et qu'elle recèle en elle une bonne part du génie italien. Hum ! Celui de la variétoche plutôt que celui du Dante ou de Machiavel cela dit ;-) Pas de clip pour cette chanson ( ou pas trouvé ), mais vous aurez droit à une petite vidéo de consolation assez impressionnante dans son style Black or White du povero ;-)

Les paroles en VO :

Poveri

Con queste stelle appiccicate al cielo
In questa strada di periferia
Sono contento di non esser solo
A camminare verso casa mia

Con questo pezzo di canzone al vento
E uno spendio che non basta mai
Sono felice di stare al mondo
Perchè il mondo sei tu

Poveri
si può amarsi anche i poveri
Sono ricchi anche i poveri
basta essere liberi

Poveri
ma felici di vivere
In un letto un po' stretto
da soli io e te

Con queste stelle appiccicate al cielo
E un vecchio film d'amore alla TV
Se costa troppo un etto di prosciutto
Nel mio panino, ci finisci tu

In queste tasche così grosse e vuote
Ci posso metter quello che vuoi tu
Sono felice di stare al mondo
Perchè il mondo sei tu

Poveri
si può amarsi anche i poveri
Sono ricchi anche i poveri
basta essere liberi

Et une ch'tite traduc personnelle :

Pauvres

Avec ces étoiles fixées dans le ciel
Dans cette rue de banlieue
Je suis heureux de ne pas être tout seul
Alors que je rentre chez moi

Avec cet air dans le vent
Et un salaire qui ne suffit jamais
Je suis heureux d'être au monde
Parce que le monde, c'est toi

Pauvres
Les pauvres aussi peuvent être amoureux
Les pauvres aussi sont riches [ rah ! allez pas penser à la crise économique pendant du Ricchi e Poveri merdre !!! ]
Il suffit d'être libres [ mais oh ! qu'est-ce que je viens de dire ?! ]

Pauvres
Mais heureux de vivre
Dans un lit un peu étroit [ notez comme c'est subtilement coquin ! typiquement italien ;-) ]
Tous seuls, toi et moi

Avec ces étoiles fixées dans le ciel
Et un vieux film d'amour à la télé [ Casablanca ? Private joke pour les fans de KOR, de Woody Allen, etc... ]
Si 100g de jambon coûtent trop cher
C'est toi qui finira dans mon sandwich

Dans ces poches si grosses et si vides
On peut y mettre ce que toi tu veux
Je suis heureux d'être au monde
Parce que le monde c'est toi

Pauvres
Les pauvres aussi peuvent être amoureux
Les pauvres aussi sont riches
Il suffit d'être libres

Pauvres
Mais heureux de vivre
Dans un lit un peu étroit
Tous seuls, toi et moi

Voilà, vous avez été courageux, vous allez avoir droit à votre petite vidéo. Mais avant, une petite anecdote à propos de cet « etto di prosciutto » ( = 100g de jambon ) tirée du bouquin Pourquoi les japonais ont les yeux bridés qui explique pourquoi une pauvre japonaise en Italie s'est retrouvée avec 100g de viande sans le vouloir ^_^ Tout le quiproquo réside dans le fait qu'en japonais l'équivalent de notre « heuuu...» marquant une hésitation devant un choix se dit « etooo/ettooo...» ; et voilà comment on se retrouve avec 100g de viande quand le boucher vous a demandé combien vous en vouliez ;-)
Allez ! Je ne vous fais pas souffrir plus longtemps, voici la vidéo Voulez-vous danser ^0^

vendredi 11 janvier 2008

Que demande le peuple ?

un'immagine della Constance Dowling

Il semble que le peuple demande des poèmes d'amours malheureuses, du moins si j'en crois les rechercher ayant abouti à ce blog. Hé bien ne soyez plus déçu de n'en avoir point trouvé, car je vous en donne un, chers visiteurs assoiffés d'amour et de tristesse !!! ^0^ Bon, bien sûr si vous cherchiez un poème à repompirer pour l'envoyer à votre copine qui vous a largué, vous serez déçus. Pour vous consoler, pensez que de toute façon prendre les mots des autres ne change pas la fin.

Alors quel poème vous ai-je choisi ( je n'allais tout de même pas commettre un avorton de poésie infâme moi-même ^_^, ) ? Je pensais vous parler de Pavese un peu plus tard, la joie de vivre de ses poèmes et son talent lui valant bien une note pour lui tout seul, mais finalement je vais vous proposer une de ses oeuvres dès maintenant. C'est au début et à la fin de sa vie littéraire que Pavese écrivit des poésies. celle que je vais mettre date de la fin, peu avant son suicide, après qu'il ait été quitté par l'actrice américaine Constance Dowling ( «dans des circonstances humiliantes» me suis-je laissé lire, mais je n'ai pas encore trouvé ce à quoi cela faisait allusion... ).

Le poème doit être assez connu, a minima des italiens, et a peut-être été terriblement rabâché, mais après tout ce n'est pas parce qu'une oeuvre aura été mise à toutes les sauces qu'elle en est moins belle, alors la voici : La mort viendra et elle aura tes yeux.

Verrà la morte e avrà i tuoi occhi
questa morte che ci accompagna
dal mattino alla sera, insonne,
sorda, come un vecchio rimorso
o un vizio assurdo. I tuoi occhi
saranno una vana parola,
un grido taciuto, un silenzio.
Cosí li vedi ogni mattina
quando su te sola ti pieghi
nello specchio. O cara speranza,
quel giorno sapremo anche noi
che sei la vita e sei il nulla.
Per tutti la morte ha uno sguardo.
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi.
Sarà come smettere un vizio,
come vedere nello specchio
riemergere un viso morto,
come ascoltare un labbro chiuso.
Scenderemo nel gorgo muti.

22 marzo '50

Viendra la mort et elle aura tes yeux
Cette mort qui nous accompagne
Du matin jusqu'au soir, sans dormir
Sourde, comme un vieux remords
Ou un vice absurde. Tes yeux
Seront une parole vaine,
Un cri arrêté, un silence.
Ainsi les vois-tu chaque matin
Quand sur toi seule tu te courbes
En le miroir. Ô chère espérance
Ce jour-là nous saurons nous aussi
Que tu es la vie et que tu es le néant.
Pour chacun la mort a un regard.
Viendra la mort et elle aura tes yeux.
Ce sera comme cesser un vice,
Comme voir en le miroir
Resurgir un visage mort,
Comme écouter des lèvres closes.
Nous descendrons dans le gouffre, muets.
22 Mars 1950

jeudi 10 janvier 2008

- Ma... Mamoru ! - U... Usagi !

Aaaaah ça faisait un petit moment que je ne m'étais pas laissé allé à un accès d'otakuisme ! Cela devait vous manquer ! ( si si ! je vous assure ! ). Alors en hommage au couple lesb... au couple Usagi-Mamoru/Sailor Moon-Tuxedo Kamen, je vous propose ce soir la douce et sirupeuse ED de Sailor Moon S : Tuxedo Mirage ^_^



Les paroles :

タキシード・ミラージュ

三日月のシャーレに 星のピアスはずして
どうしよう 胸が 胸がいっぱい
花火が星になっても 恋が闇へきえても
おねがいよ キスを やめないで
ビロードの香りで ぬすんでもいい
このハート銀河で であった恋よ
夜更けのマント 広げれば虹色
もっと もっと あいしてる
タキシード・ミラージュ
タキシード・ミラージュ

カナリアのオルゴール そっとフェイドアウト
どうしよう 胸が 胸がつまるの
ナミダが星になっても 回転木馬きえても
おねがいよ キスを やめないで
ビロードの視線で つつまれたいの
このハート銀河で ちかった恋よ
花びらのあらし だきしめてやさしく
ずっと ずっと きえないで
タキシード・ミラージュ

Leur transcription :

MIkazuki no shaare ni Hoshi no piasu hazushite
Dou shiyou Mune ga Mune ga ippai
Hanabi ga hoshi ni natte mo Koi ga yami e kiete mo
Onegai yo Kisu o Yamenaide
Bilo-do no kaori de Nusunde mo ii
Kono haato ginga de Deatta koi yo
Yofuke no manto Hirogereba nijiiro
Motto Motto Aishiteru
Tuxedo mirage
Tuxedo mirage

Kanaria no orugo-ru Sotto fade out
Dou shiyou Mune ga Mune ga tsumaru no
Namida ga hoshi ni natte mo Kaitenmokuba kiete mo
Onegai yo Kisu o Yamenaide
Biro-do no shisen de Tsutsumaretai no
Kono haato ginga de Chikatta koi yo
Hanabira no arashi Dakishimete yasashiku
Zutto zutto kienaide
Tuxedo mirage

Et une ch'tite traduc perso ^_^

Mirage de Tuxedo [ Je suppute que c'est le parfum que porte Tuxedo Kamen ]

J'ai ôté mes boucles d'oreille d'étoiles et les ai placées dans le fin croissant de Lune
Comment faire ? Mon coeur, mon coeur déborde
Même si ces feu d'artifice deviennent des étoiles, même si l'amour devait être absorbé par l'obscurité
Je t'en prie n'interrompts pas ce baiser.
Captive-moi de ta fragance de velours
Amour rencontré dans la galaxie de mon coeur
Tandis que s'étend le manteau de mille feux de la nuit
Toujours plus, je t'aime toujours plus fort
Mirage de Tuxedo
Mirage de Tuxedo

La boîte de musique formée par les canaris doucement cesse de chanter
Comment faire ? Mon coeur, mon coeur déborde
Même si les larmes deviennent des étoiles, même si ce carousel disparait
Je t'en prie n'interrompts pas ce baiser.
Je veux être enveloppée de ton regard de velour
Amour juré dans la galaxie de mon coeur
Dans un tourbillon de pétales, enlace-moi tendrement [ on sent qu'on est en plein dans du shoujo là ]
Jamais, ne disparais jamais
Mirage de Tuxedo

mercredi 9 janvier 2008

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Joseph interprétant les rêves du Pharaon, par Peter von Cornelius
Am I Joseph the dreamer of dreams, and a tragic Don Quixote? And sometimes Saint Stephen, who while they were stoning him, could see Heaven (or Inferno as it is, because Paradise as in Dante appears to be a bloody boring place, and since boredom is hell to begin with...) opened? Will I suffer yet?
Anyway the fact is that today I've been put among other fellows working in fields other than mine, and once again I've seen confirmed the gap I've so often felt between my own curiosity for things and the lack of any curiosity or interest for different things in other people. While I'm always eager to ask questions so as to learn new things, to open new horizons to me, and to discuss about things remote from me, I'm invariably amazed and painfully disappointed to note that such a tendency is not shared at all by others. Learning new things just for the sake of knowledge ? not their cup of tea (even with people working in a field close to mine, as soon as I would say a word about mine I do positively - or negatively, considering what I'm talking about - see the shutter of their minds being shut down ; their faces tell me that plainly). To open oneself to new horizons ? It is enough of one. To discuss about things not familiar with one ? ohoh...
So, the question is : am I abnormal in that way, or what? Would it be the case, that I would not want such an abnormality to be removed. There was the last of the Mohicans, am I the last of the Humanists? If it is so, then let it be : there is some glory to be the last one of one's moribund specy. But there is also loneliness...
Let me end this note with some Brel




Post blogum : the images used in the first paragraph are not mine, but Hardy's. THE Hardy, who else (to speak as in a fuckin' famous advertising campaign )?

samedi 5 janvier 2008

Je mourirai tué par l'éboulement d'une pile de livres !

Squiiik squiiik ! je suis un rat de bibliothèque ! ( sont-ce les rats ou les souris qui scouinent ?... ) Parmi mes bonnes résolutions 2008, il y avait celle de finir par finir ( c'est le cas de le dire) un des nombreux bouquins que je lis chaque jour que le hasard fait. Comme envisagé alors, je fais maintenant une note où je vous les présente un peu. N"y figureront pas ceux achevés à peine achetés ( comme Eric de Pratchett ; je lis peu à peu toute la série du Discworld après que mon frère m'en eu offert en VO pour un Noël, merci frérot !), et ceux dans lesquels je butine de temps en temps ( comme La vida es sueño de Pedro Calderón de la Barca ou L'Anabase en VO de Xénophon ). Mmanqueront aussi ceux que j'ai oublié de lister ;-p Et comme je renonce d'ores et déjà à tout effort de les classer, je vous les présente sans ordre aucun et particulier.



A la recherche du temps perdu Tome V : La Prisonnière

Mon vénéré prof de français de seconde parlait de lire Proust lors des voyages en train pour passer le temps. Plaisantait-il où non ? Toujours est-il que l'idée n'est pas si bête et que ma Meatel à moi s'appelle Proust ( ce n'est pas forcément ce que j'eu souhaité ^_^, ). Vous pouvez donc mesurer le nombre de voyages en train que j'ai effectué ces 4 dernières années à ma position dans le cycle. Que ce soit avec ce livre ou avec le cycle, j'en ai pour un bon moment encore !



D'autant que j'ai appris à craindre Proust... Viens un moment où vos pensées rejoingnent celles du narrateur, pour ma part quand le stade de sa vie relaté dans le livre s'est trouvé coïncider avec le mien dans la vraie vie. Depuis, je lis deux pages, je réfléchis, puis je lis deux pages, puis...
Je ne peux pas vour résumer le livre ou le cycle. Nul ne le peut...



( transcription ici pour ceux qui ont du mal avec l'anglais )
Oui, finalement, moi aussi je peux atteindre la première page du premier tome ^_^,



Ich fühl mich so fifty-fifty, par Karin König

Etat de lecture : pause prolongée. Chances de le finir : nulles.

Un livre en allemand que je m'étais promis de lire un jour. Internet et une amélioration de mon pouvoir d'achat aidant j'ai fini par l'acquérir. Il est très bien et très intéressant ( et raconte les expériences et les sentiments d'une allemande de l'Est qui s'est réfugiée à l'Ouest), mais il ne correspond plus à mes centres d'intérêt du moment... Un jour, peut-être...





La Bella Estate / Le Bel Eté, de Pavese

Etat de lecture : pause. Chances de le finir : raisonnables à moyen terme.



Le livre est bilingue, mais c'est en italien que je veux le lire. Là où j'en suis il serait délicat d'en donner un résumé valable : il se bornerait à énoncer quelques faits qui ne sont pas la raison d'être du récit. Comme toujours dans ce que je connais de Pavese c'est très joyeux. C'est la solitude, la ville, et la solitude dans la ville... L'auteur finit par se suicider, je vous en parlerai tantôt ^_^



Sapphô

Etat de lecture : pause pour une durée indéterminée. Chances de le finir : inconnues. Quitte à m'aider du français, je veux le suivre en VO, parce que Sapphô, c'est splendide, bien qu'il n'en reste si peu ( par-delà les siècles, je hais ceux qui portent par leurs petits préjugés la faute de ceci !!! ). Problème : c'est en lesbien. Alors pour me faciliter un peu la tâche, faudrait que je me trouve un ch'ti topo sur les particularités de ce dialecte, et en attendant...


Résumé ?! Mais comment voulez-vous que je vous résume des poèmes ?!! Je vous mets deux petits extraits ( vous aurez un jour la version grecque en lieu et place de cette parenthèse quand j'aurai trouvé comment taper du grec sans m'embêter inutilement ;-) Celui de la page 43 de mon édition :


... Et moi sur des coussins
moelleux, j'apprêterai la beauté mélodieuse de ton corps...


Et celui de la page 113 :


Douce mère, ah! je ne puis plus tisser ma trame.
Le désir d'un garçon m'a domptée, par le vouloir de la svelte Aphrodite.




Odor di femina : amours naturalistes, par E. D.

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : raisonnables à moyen terme.



J'avais acheté ce livre attiré par son titre, qui trouvait en moi un écho du Don Giovanni de Mozart, livret de da Ponte : Mi pare sentir odor di femmina, acte I, scène 4 XD Ce titre m'avait aussi fait espérer que l'ouvrage aborderait l'aspect olfactif de la chose, généralement si délaissé des ouvrages de sa sorte. Hélas il s'est avéré assez décevant, et plutôt conventionnel dans son genre... Je crains que le meilleur de ce livre n'en soit donc sa couverture, qu'orne un beau tableau d'Anders Zorn...



Jude the obscure, par Thomas Hardy



Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : ça avance ^_^



Pas de résumé de ce livre, vu que la profonde joie de vivre qui en émane lui vaudra de se voir consacrer une note quand je l'aurai fini. A noter que l'image n'est pas celle de mon édition ; moi c'est dans les Penguin Popular Classics ( oui, pourquoi lire un bouquin anglais autrement qu'en VO ?!!), mais j'ai point trouvé ^_^,





Oeuvres complètes d'Adam de la Halle

Etat de lecture : en pause. Chances de le finir : bonnes sur le long terme.



J'avais acheté ce livre car je voulais lire Le Jeu de la feuillée en VO ( asçavoir en ancien français ) , et comme pour un prix moindre je pouvais avoir une intégrale... En plus c'est d'un gars du Ch'Nord ( et qui n'a rien à voir avec la lutte contre les discrimination, je précise ;-) Me manque hélas le temps de pouvoir le lire tranquillement. Peut-être pourrais-je y progresser lors de vacances moins animées que celles des fêtes de fin d'année ?





Le Dit du Genji

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : j'en lis un peu chaque soir, mais comme y'en a beaucoup... Je suis encore dans le premier tome de cette édition, et y'en a deux ^_^,



Pour le résumé, j'ai déjà dû vous en parler un peu dans une note ou deux ;-)



Les 120 journées de Sodome, par Sade ( mais était-il besoin de le préciser ?)

Etat de lecture : en pause faute de temps. Chances de le finir : bonnes en dépit de cela.



«Le récit le plus impur qui ait jamais été fait depuis que le monde existe» dixit son auteur. Soit, cela se défend, car c'est un beau catalogue du sadisme, qui en liste toutes les perversions. Il est inachevé, seule la trame des dernières journées existant. Une critique du livre sur amazon.fr se plaint qu'aucune histoire ne soutiendrait l'enchaînement des récits consacrés à chaque perversion. C'est cruellement injuste, car il y a même un peu plus d'histoire pour faire le liant que dans d'autres livres que je me demande bien qui oserait critiquer, tels que L'Heptaméron de Marguerite de Navarre, les Canterbury tales de Chaucer ou le Decameron de Boccace où pour tout cadre on a : des personnages se rencontrent dans une auberge, ils se racontent des histoires.



Pasolini en a tiré un fort ennuyeux film, qu'il a situé dans la république italienne de Salò. Pour ma part, sans être un grand fan de Sade ( beaucoup moins que les Surréalistes déjà), je trouve ce bouquin intéressant, mais hélas bien gâché par une coprophilie incessante qui alourdit le tout -_- ( on dirait les délires de l'essai sur le temps de Van Veen dans Ada or ardour de Nabokov, c'est dire !).





Dictionnaire érotique moderne, par Delvau

Etat de lecture: en cours. Chances de le finir : bonnes, sed festino lente.



Ah que je suis content de l'avoir celui-là !!! ^0^ Un bouquin à la fois coquin dans ses exemples, et sérieux par son exhaustivité. Ne riez pas ! Figurez-vous que c'est un ouvrage de référence, cité par le très sérieux Trésor de la langue française version CNRS à l'article «déconner» par exemple. Ca vous en bouche un co(i)n hein !





Zazie dans le métro, par Queneau

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : bonnes à très bonnes.



Pour les 20 ans de Folio ( ou un évènement de cette sorte) on le trouvait dans un zoli coffret, et comme je voulais finir par le lire un jour... j'en ai profité ! Dans le style il ressemble à On est toujours trop bon avec les femmes ( qui m'avait été recommandé par l'une d'elle d'ailleurs ^_^ ), c'est d'ailleurs le seul autre bouquin que j'aime bien de l'auteur, n'étant pas un grand fan des surréalistes ( on dirait que leurs oeuvres n'ont été composées que pour fournir un pléthore d'exemples aux dictionnaires de stylistique - opinion que corrobore un Gradus que je possède -_- ).



Petit souvenir lié à Queneau : celui d'une humiliation en troisième. Mon lycée devait être un Lycée Raymond Queneau, et on devait remplir une fiche où figurait le nom de son futur lycée. Nous étions en cours de français, et je n'avais aucune idée de comment pouvait bien s'écrire ce «Queneau» puisque je n'en avais jamais qu'entendu le nom et que j'étais bien moins culturé que maintenant. Devait arriver ce qui arrivait, je l'orthographiais bien salement ( «Quenaud» si ma mémoire est bonne ). Et là, plutôt que de m'informer simplement de mon erreur, empreinte d'un zèle et animée d'un talent pédagogiques sans égal, voilà que la prof de français remarque bien haut que c'était quand même lamentable que je ne sache même pas écrire correctement le nom du type dont le nom était donné au lycée où j'allais aller... Aussi, quelle idée de nommer un Lycée Queneau, je vous le demande ! Mon collège du moins était nommé d'après un grand auteur classique ! Quant à ma fac... elle n'avait pas de nom ! (ou alors elle s'appelait Machin I, et machin était plus une ville - où n'était même pas localisée la fac au passage - qu'un roi ) En fait, ce nom de lycée devait être le début de la déchéance...





La Foire aux cochons, par Esparbec ( et chez un éditeur qui sait mettre correctement les majuscules aux titres en français )

Etat de lecture : en pause faute de temps, mais appelé à être repris sous ( relativement ) peu. Chances de le finir : par conséquent bonnes à moyen terme.



Un Esparbec c'est peut-être pas un chef-d'oeuvre immortel de la littérature, mais c'est un bon moment de littérature grivoise XD Je vous recopie le résumé du bouquin qui m'a convaincu par son bon goût ^_^



Fleshtown, grosse bourgade du Kansas. Deux dangereux pervers se sont échappés du bagne. Darling est seule : tous les habitants sont partis faire la fête à la foire des éleveurs de porcs. Pendant toute une longue nuit, elle va devenir la proie des deux forcenés. Dehors, la vie continue : le shérif Prentiss enquête sur un café-billard tenu par Sam, mari complaisant qui essaie de détourner la loi... en se servant de sa femme. Sigmund-de-Pigalle, musicien bossu, visite les femmes pour leur vendre de la lingerie fine... Ainsi débute la saga de Darling, pastiche baroque de la littérature porno américaine des années soixante et galerie balzacienne de personnages plus vicieux les uns que les autres.





Poésie érotique : quinze chefs-d'oeuvre du XVIIe au XXe siècle

Etat de lecture : en pause le temps qu'il me chante de lire de l'érotique sous forme de poésie. Chances de le finir : dépendront de ma fantaisie.



Ce livre me tentait par la sélection des poèmes qu'il contenait. Et puis parmi ceux-ci il y en avait un de Pierre Louÿs, cela justifiait à soi seul l'achat de l'ouvrage. Pierre Louÿs, c'est le plus grand érotomane de tous les temps ; c'est... c'est Dieu !





Chansons des trouvères

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : bonnes mais pas tout de suite, je n'en lis pas beaucoup chaque soir.



Livre acheté par curiosité intellectuelle et culturelle, et pour pouvoir pratiquer un peu mon ancien français par la même occasion. L'édition est savante et les textes bien choisis et intéressants, présentant un florilège de tout ce qui se faisait à l'époque. Je vous parlerai peut-être de certains styles lors d'une note future. Seul gros reproche à l'édition : tout le monde ne sachant pas ce que sont des coblas doblas vous eussiez pu mettre un lexique à l'usage du néophyte, Messieurs les jargonneurs !





Le Man'yôshû

Etat de lecture : en cours, quelques poèmes chaque soir. Chances de le finir : aucunes avant longtemps ! Je suis dans le 5e livre sur 20 !! ^_^,



Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, que dire de plus sinon que c'est biau?





Pierre Mendès France, par Eric Roussel

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : bonnes mais pas tout de suite ; c'est le livre que je lis pendant que le pc ( pas le parti, bien que lui aussi ) rame...



Le cheval qu'on n'attelle pas, une figure mythique de la politique française ; une des seules que j'admire avec Mitterrand et de Gaulle ( après faut remonter à Talleyrand si j'en oublie pas ;-). Tout en la trouvant bien faite, j'éprouve un zeste de méfiance vis-à-vis de cette biographie, car elle me semble un peu plus admirative que neutre, et j'aime me faire mon opinion par moi-même plutôt que de subir celle des autres, fut-elle identique ;-) Je l'admire pour sa droiture et sa gestion de la décolonisation. Il est dommage que son refus du compromis ait nuit à sa carrière politique ( il faut savoir se contorsionner ; reliser Les Mains sales de Sartre et une bonne biographie - si vous en trouvez une non odieusement partisanne, dans les deux sens merci !- de Mitterrand ;-)





Oeuvres érotique de Baffo

Etat de lecture : en pause car j'attends de m'en trouver une version originale en vénitien/italien, ou alors celle en français illustrée par Hugo Pratt ;-) Chances de le finir : manifestement aucune dans l'immédiat. Mais je ne désespère pas...



Baffo, ça n'y va pas avec le dos de la cuillère ! C'est du propre, du leste, du Baffo ! XD Extrait :



A la même femme

Viens çà vite, bougresse de truie
Et donne un brin de jouissance à ce mien vit ;
Laisse t'aller dans le cul ce pauvre diable,
Qui ne pense déjà plus qu'à la moniche.

- Comment dites-vous, Signor ? Je suis une femme
Qui ne se laisse pas faire telle vilenie ;
Il me semble que ce langage est de l'argot,
Les honnêtes gens ne parlent pas de la sorte.

Oh ! quel cochon ! oh! quel maudit filou !
- Tu ne le veux pas en cul ? Eh bien ! moi,
Que je sois un foutu cornard si je ne te l'y mets !

Allons, flanque-toi sur ce lit,
Je veux t'enculer. - Oh ! Dieu, assez !
- Tiens, vache ! Il y est, malgré toi.


Pardon, mais des fois il faut déclamer les choses crûment o^_^o



Tendre comme le souvenir, d'Apollinaire

Etat de lecture : en pause. Ce livre m'a été offert par ma grand-mère, un an avant qu'elle meure. Comme c'est une édition ancienne, et qu'Apollinaire est parfois un peu... elle est censurée. Donc pour poursuivre ma lecture j'attends de me trouver une édition contenant le reste. Mais ensuite je continuerai dans ce premier livre... Chances de le finir : certaines à terme.

Ce livre est beaucoup beaucoup moins connu que les Alcools ou les Poèmes à Lou, et même vous ne le croiserez pour ainsi dire jamais en librairie, alors qu'il en existe des éditions contemporaines. Et pourtant il est très beau et vaut d'être lu. C'est la correspondance côté Apollinaire qu'il a mené avec une jeune femme rencontrée une fois dans un train, alors qu'elle parait retrouver sa famille dans les colonies d'Afrique. Je me demande si les réponses de la jeune fille au poète ont été conservée... Dieu ! que j'aimerai pouvoir les lire aussi ! Ah ! tout ce qui a existé et qui s'est perdu...



Le Moyen de parvenir, de Béroalde de Verville

Etat de lecture : en cours, les soirs où j'ai du temps ( donc pas des masses en Décembre ^_^, ). Chances de le finir : bonnes mais pas dans l'immédiat parce que c'était écrit dans un français du XVIIe siècle bien foutraque.



C'est du Rabelais en moins subtil ! Mais ça fait toujours plaisir ! Y'a de l'égrillard, y'a du grossier, y'a du culturé, y'a du dialecte de tout sorte, ça fuse, c'est bien fendard ! Certains amis ont eu à en subir des extraits... Désolé les gars ! Ca vous servira ( pas ^_^, ) pour une épreuve de culture G !





Elric of Melniboné, par Moorcock

Etat de lecture : en pause, je suis pas tenté par la fantasy en ce moment... Chances de le finir : bonnes malgré tout parce qu'il m'en reste plus beaucoup et que ça se lira vite un fois que je m'y remettrai.



C'est en fait une compilation de plusieurs livres/nouvelles constituant un premier pan des aventures d'Elric, dernier Empereur de Melniboné, qui ravagea son royaume et tua son unique amour. Certes comme dans toute bonne histoire de fantasy le héros fritte du monstre et tâte du gros nibard, mais il est aussi fondamentalement désespéré et ça, ça change un peu ( et ça fait plaisir, mais vous l'aurez deviné ;-)



Scènes d'Eté, de Kafû

Etat de lecture : en cours. Chances de le finir : très bonnes.



Aaah Kafû... Je vous en avait déjà parlé à propos de sa Sumida. Mais il a aussi écrit des érotiques ( dans une approche assez occidentalisée d'ailleurs, ce qui est intéressant pour un auteur attristé par l'occidentalisation du Japon...). Celui-ci est pour le moment relativement soft, mais cela lui confère par contraste un érotisme saisissant. Finalement il me console d'Odor di femina puis qu'ici aussi l'olfaction est un peu présente, et aussi le toucher, qu'on ne croise pas souvent pour décrire autre chose que le contact avec les seins ou les fesses dans la littérature érotique...





Le Tiers-livre, de Rabelais

Etat de lecture : en pause au profit de Béroalde de Verville. Chances de le finir : bonnes néanmoins parce qu'un jour j'aurai lu tout Rabelais ( dans le texte SVP).



Dois-je vraiment vous présenter l'auteur ?!! Quant au livre en lui-même, si l'on y retrouve Panurge, puisqu'il va y chercher femme, on sort un peu de sentiers battus des Gargantua et Pantagruel que tout le monde connait peu ou prou, pour s'aventurer dans la suite de l'oeuvre que moins déjà ont eu l'occasion de lire...





The Monster and the critics, par Tolkien

Etat de lecture : en pause, c'est chiant. Chances de le finir : aucune idée pour le coup.


J'avais à la base acheté ce livre ( que je me demande si aucun fan du Seigneur des anneaux, même parmi les plus atteints, connais - a fortiori depuis la sortie des films ) pour le texte où Tolkien parlait de certaines langues qu'il avait inventé, j'aurai d'ailleurs l'occasion de vous en reparler dans une prochaine note. Le reste du bouquin est constitué de divers discours et articles à propos du Beowulf ( c'est le «monster» dont il est question) et du Sir Gawain and the Green Knight ( dont je possède une édition bilingue ancien anglais-américain ^0^ ), Tolkien ayant réalisé l'édition qui fait autorité quant à ce dernier. Hé oui ! Combien parmi vous connaissait l'universitaire Tolkien ? ;-p Enfin bref, c'est intellectuement intéressant, mais littérairement chiant, mais chiant... Enfin, je surmonterai bien ça un jour, un jour lointain sans doute...





Au-delà de la philosophie universitaire, par Schopenhauer

Etat de lecture : en cours, mais lentement because not so much time for it. Chances de le finir : certaines à terme.

Pour un résumé et une apréciation du propos, rendez-vous une fois que j'aurai fini le livre ;-) En attendant vous pouvez aller vous amuser avec le commentaire le moins flatteur du livre sur amazon ;-) Là où j'en suis, c'est une critique pas stupide de l'université «ancienne école», mais dans laquelle l'auteur ne s'incluera pas vraiment je suppose ;-)

Conclusion

Pfiou !!! Ca c'était de la note ! J'espère que j'y ai pas commis trop de fautes parce que je n'ai franchement pas la force de la relire ^_^, Oui je sais, c'est mal ! Mais vous n'avez qu'à me les signalez et vous faire plaisir sinon ;-p

En guise de conclusion je remercie les scribes qui nous ont conservé les rares fragments de Sapphô et ma mère pour son mécénat en matière de livres, et je maudis XP pour ses bugs innombrables, Norton pour sa consommation dantesque de mémoire, et aussi Blogger pour ses mises en page automatiques erratiques ! J'ai réussi à finir malgré vous !!!